12/04/2008

Signez la pétition contre Cablecom...

Le 16.30 de 24 Heures a repris la news mais malheureusement pas le journal...

La rédaction n'aurait-elle pas compris son enjeu ?

Je reprends donc cette info:

Le décodeur de Cablecom sur la sellette

Les clients de Cablecom devraient pouvoir choisir l’appareil de décryptage qu’ils veulent utiliser. L’organisation alémanique de protection des consommateurs SKS lance une pétition en ligne allant dans ce sens sur www.grundverschluesselung.ch. La Fédération romande des consommateurs (FRC) soutient également cette action. Pour l’instant, seul le décodeur fourni par Cablecom fonctionne pour visionner les programmes numériques du fournisseur.

Quelques explications donc:

La SKS (Die Stiftung für Konsumentenschutz) ou la fondation pour la protection des concommateurs ne fonctionne malheureusement qu'en allemand.

Ce qui fait que sa pétition n'est qu'en allemand (provisoirement on l'espère...).

La pétition ne parle que de Cablecom, mais il existe d'autres fournisseurs de chaines de télévisions numériques comme Naxoo par exemple.

Il est indiqué que la FRC soutient également cette action mais il n'y a pas encore de traces sur son site...

Voici le communiqué de presse qui explique mieux, en allemand, (ce n'est pas la première fois qu'une pétition d'importance nationale n'est diffusée qu'en allemand) pour comprendre un peu mieux le texte:

www.grundverschluesselung.ch – Geben Sie Ihre Stimme ab!
SKS lanciert Onlinepetition gegen Cablecom-Gerätemonopol
Die SKS lanciert eine Onlinepetition gegen das Cablecom-Gerätemonopol. Genervte E-Mails von KonsumentInnen, Boykottaufrufe, Bürgeraktionen – die SKS gibt dem Unmut der Konsumentinnen und Konsumenten eine Stimme und fordert sie auf, auf www.grundverschluesselung.ch gegen das Cablecom-Gerätemonopol ihre Stimme abzugeben. Die SKS wird die Petition an die nationalrätliche Kommission für Verkehr und Fernmeldewesen (KVF-N) übergeben, welche am 20. Mai in dieser Sache entscheidet.
Stein des Anstosses: Mit der Umstellung auf Digital-Fernsehen müssen die 1.5 Millionen Cablecom-Haushalte (die halbe Fernseh-Schweiz!) eine Set-Top-Box kaufen oder mieten. Dabei muss die Box von Cablecom erworben werden, andere im Fachhandel erhältliche Set-Top-Boxen funktionieren nicht. Und: Wer einen modernen Fernseher mit eingebautem Digital-Kabel-Receiver («DVB-C-Tuner») gekauft hat, muss dennoch die Cablecom-Box anschliessen, obwohl solche Fernseher eine Set-Top-Box technisch überflüssig machen. Cablecom programmiert sein System bewusst so, dass jeder Cablecom-Kunde die Cablecom-Box erwerben muss. Ein solches Gerätemonopol verhindert Wettbewerb und Wahlfreiheit.

In jüngster Zeit häufen sich Bürgerproteste gegen die Cablecom-Praxis: In Internetforen ist der Frust spürbar, genervte Bürgerinnen und Bürger rufen zum Cablecom-Boykott aus, die SKS wird überflutet mit E-Mails von Menschen, die Unterschriften gegen das Cablecom-Gerätemonopol sammeln wollen. Die SKS handelt nun. Auf www.grundverschluesselung.ch hat die SKS eine Onlinepetition lanciert. Wer sie unterzeichnet, verlangt, dass Cablecom sein System offen programmiert. Das heisst: Der Konsument kann frei wählen, ob er die Cablecom-Set-Top-Box erwirbt oder eine andere im Fachhandel erhältliche Set-Top-Box. Oder er hat die Wahl, auf die Set-Top-Box zu verzichten zugunsten eines modernen Fernsehers mit eingebautem Receiver.

Bereits im letzten Jahr hat SKS-Präsidentin und Ständerätin Simonetta Sommaruga eine Motion eingereicht. Sie verlangt, dass Cablecom seine Sender nicht verschlüsselt bzw. sein System mit allen Geräten kompatibel macht. Der Ständerat hat der Motion mit 24 zu 9 Stimmen zugestimmt. Am 20. Mai wird die nationalrätliche Kommission für Verkehr und Fernmeldewesen (KVF-N) über die Motion diskutieren. Dem Lobbying der Cablecom muss der Druck der Bevölkerung entgegen gesetzt werden!

Die SKS-Aktion dauert bis am 11. Mai. Anschliessend werden wir der Nationalratskommission die Petition übergeben. Um zu zeigen: Die Schweiz nervt sich über das Cablecom-Gerätemonopol! Cablecom hat trotz gegenteiliger Versprechen keinen einzigen Schritt gemacht, um sein System konsumentenfreundlich zu programmieren. Und wird dies auch nie tun. Wer gibt schon gerne ein Monopol auf! Daher muss nun das Parlament handeln.


Stiftung für Konsumentenschutz
Bern, 11. April 2008

La motion de Madame Simonetta Sommaruga  est à lire ici (en français), ce qui permettra de mieux comprendre ces enjeux.

Actuellement, M. Paul Apadbol, client de Cablecom, reçoit ceci sur son téléréseau:

- les chaines en analogique (il n'a pas besoin de boitier spécial pour les regarder) mais en principe, l'analogique devrait être supprimé en 2011-12.

- les chaines en numérique : pour ce faire, il avait le choix: soit il achète un boitier à 150.- (chez Cablecom uniquement) ou il le loue pour 6.- par mois MAIS avec ce boitier, il ne peut pas enregistrer directement des émissions.

Pour pouvoir les enregistrer, Paul doit obligatoirement  louer la "médiabox" avec un disque dur à 20.- par mois.  Et encore, il ne pourra même pas les copier sur un dvd directement...

Donc, Paul a acheté un graveur dvd avec disque dur qu'il a branché sur son boitier Cablecom à 150.-, ce qui lui permet de d'enregistrer et éventuellement de graver ses feuilletons favoris... et de regarder en même temps une autre chaine en analogique mais ce qui ne sera plus possible, en l'état actuel, dans le futur (c'est presque du Champignac ça...) puisque l'analogique est voué à disparaitre...

Et je ne parle même pas de la qualité médiocre du nouveau boitier: il a une consommation énergétique en veille indécente et on ne peut même pas programmer les chaines dans l'ordre de son choix...

Et le plus important est que cette situation est valable dans le cas ou paul est célibataire ou vit en parfaite harmonie avec sa tendre moitié.... parce que si les deux veulent regarder chacun une chaine numérique (Direct 8 pour Paul et Pro7 pour Nicole par exemple)  ils peuvent le jouer à pile ou face.... ou acheter un deuxième boitier...

Et encore, je n'ai pas parlé du cas de la famille Apadbol: le père, la mère et ses deux charmants enfants (ni de la HD d'ailleurs, que je ferai l'impasse pour éviter le mal de tête...):

chacun à sa propre télé et donc son propre boitier (à 150.- ou 6.-/mois ou 20.-/mois pour le "médiabox avec disque dur, pour rappel)...

Le frère jumeau de Paul Apadbol, Bob, lui a plus de chance: il habite Lausanne. CityTv n'appartient pas à Cablecom. Et ça ne lui coute presque rien. Grâce à un récepteur TNT  branché sur son téléviseur actuel ou intégré à un poste TV récent, il a accès à 70 programmes en version TNT, avec une meilleure qualité d'image et de son, via le câble lausannois.
.
Donc, il a le choix:
- soit il achète le "décodeur" de son choix, dans le magasin de son choix...
- soit il est déjà intégré dans sa télé (norme T pour terrestre et non pas C pour câble) et/ou son graveur dvd...
.
Alors quand on lit réponse du Conseil fédéral du 12.09.2007:

2. Cryptage de base
Le cryptage de base signifie que tous les programmes diffusés en mode numérique sont transmissibles sous forme cryptée. Le décryptage se fait à l'aide d'un décodeur.
Il est légitime que le cryptage soulève un certain intérêt. Il permet tout d'abord de lutter contre le problème des téléspectateurs pirates de manière plus efficace qu'avec les systèmes de plombage traditionnels, qui peuvent être assez facilement contournés. Le téléspectateur ne peut pas voir les programmes cryptés sans être abonné. En outre, en comparaison avec la technique actuelle, ce mode d'adressage assure bien mieux le respect des exigences légales relatives aux zones de desserte pour les programmes de télévision régionaux ayant droit à une quote-part de la redevance. En vertu de l'article 38 alinéa 5 LRTV, ceux-ci ne sont en effet pas autorisés à émettre en dehors de leur zone de desserte.
Une mesure envisageable pour empêcher toute fidélisation captive serait d'obliger les câblo-opérateurs à fournir des modules de décryptage qui pourraient être installés sur les autres décodeurs disponibles sur le marché. Ces décodeurs devraient toutefois posséder une interface correspondante et coûteraient - avec le module - nettement plus cher, par exemple, que le décodeur de Cablecom (150 francs) qui contient déjà un système de décryptage.
Vu ces éléments, le Conseil fédéral a renoncé à imposer une telle mesure. Par ailleurs, pour les raisons évoquées ci-après, interdire le cryptage ou rendre obligatoire la mise à disposition des modules de décryptage ne vont pas dans le sens d'une réelle liberté de choix.
3. Système d'exploitation
La question de la liberté de choix du décodeur ne doit pas être considérée sous le seul angle du cryptage. A l'instar d'un ordinateur personnel, les boîtiers décodeurs contiennent une sorte de système d'exploitation qui assure la communication entre le réseau câblé et le décodeur. Or, sans ce système, il n'est pas possible de recevoir les services additionnels proposés par le câblo-opérateur.
La loi prescrit la diffusion de plusieurs services additionnels. Parmi ces services, il convient de citer la transcription partielle des émissions en langage des signes pour les téléspectateurs malentendants, le guide électronique des programmes - qui permet au public de s'y retrouver dans la foison des programmes à disposition -, des services de télétexte étendus, la possibilité de capter plusieurs canaux sonores ou les fonctions de programmation d'un enregistreur vidéo à disque dur.
Actuellement, les systèmes d'exploitation ne sont pas standardisés et sont très différents d'un décodeur à l'autre. Les consommateurs qui achèteraient un décodeur en vente dans le commerce ("zapping-box") ne pourraient plus capter les services additionnels, faute de bases de logiciel nécessaires. D'une part, les consommateurs seraient confrontés à certains problèmes pratiques (p. ex. l'enregistreur vidéo à disque dur ne peut plus être programmé automatiquement). D'autre part, les câblo-opérateurs ne pourraient plus fournir aux consommateurs les services additionnels à diffuser obligatoirement.
Une interdiction du cryptage de base ne permet pas à elle seule d'offrir une réelle liberté de choix aux consommateurs. Des normes techniques pour le système d'exploitation devraient également être définies. Aucune norme ne s'étant encore imposée au niveau international, une telle démarche paraît aujourd'hui prématurée. Une solution propre uniquement à la Suisse n'aurait d'autre effet que de renchérir considérablement les coûts de production des décodeurs destinés au marché suisse, au détriment des consommateurs. Cablecom, qui appartient au plus grand câblo-opérateur d'Europe, met sur le marché les mêmes décodeurs que sa société mère sur tout le continent. Une réglementation hâtive comporterait en outre certains risques: la norme choisie pourrait être rapidement dépassée en raison de l'innovation technique et empêcher aussi bien les consommateurs que les câblo-opérateurs de bénéficier des développements liés à cette innovation.
Actuellement, le Conseil fédéral ne juge donc pas opportun de définir des normes pour le système d'exploitation des décodeurs. Selon l'article 56 ORTV, le DETEC peut revenir sur cette position pour autant qu'il existe des normes reconnues au niveau international et à condition que cela soit nécessaire pour garantir la liberté des opinions.


 

ça me laisse songeur, puisque cela contredit la pratique actuelle du réseau lausannois et sur d'autres (Nyon...) qui ne dépendent pas de Cablecom...
J'espère que ces quelques (longues) lignes feront mieux comprendre les enjeux de cette pétition.
Et je rappelle que la Romandie existe... 
 

02:31 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : pétition, cablecom, naxoo | | | | | Pin it! | |  Facebook

Commentaires

une mise à jour de la pétition a eu lieu...
naxoo est maintenant présent à côté des autres protagonistes!
en principe, la FRC devrait faire un communiqué de presse pour soutenir l'action de SKS et une traduction a été faite. ;)

pourquoi je préfère le terme "chiffrement": ;)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiffrement#.C2.AB_Cryptage_.C2.BB_.3F

Écrit par : merinos | 17/04/2008

Je suis en train de pondre une nouvelle note... Mérinos...

Écrit par : Dalmuti | 17/04/2008

CABLECOM, BLUEWINTV, NAXOO : La mafia du numérique.
Les prestations de ces trois mafieux sentent la collusion à plein nez.
C'est, entre autres, un remake de BACK TO THE FUTURE: il y a 35-40 ans il était possible d'enregistrer sur un magnétoscope VHS n'importe quelle émission de TV.

Quarante ans plus tard, ces trois mafieux se sont arrangés entre eux pour que cela ne soit plus possible. Mais pouquoi les politiques laissent faire?
Si cela se passait en Italie, mon Pays, on aurait probablement raison de soupçonner le pouvoir politique de corruption. Et à Berne?

Écrit par : Dimoni Mauro | 26/04/2008

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